Pour notre troisième voyage, nous avons choisi la dernière EuroVélo route française en date : La Viarhôna! Cette piste fraîchement nommée EuroVélo 17 (certification européenne) n’est pas encore complètement achevée mais 90% de l’itinéraire a déjà été réalisé et nous l’avons adoré ! Nous avons ensuite décidé de remonter jusqu’à la côte atlantique en suivant le Canal des 2 Mers jusqu’à Bordeaux, nous vous raconterons cette seconde partie ICI.

Notre matériel :

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Le Voyage  :

Après nos deux précédents voyages, nous avions tous les deux envie de passer un cap : celui du millier de kilomètres.

Le 8 Août (20.0km) :

Le jour du grand départ ! Nous avions prévu une arrivée pour 18h à Genève afin d’avoir le temps de passer la frontière franco-suisse ensemble, tranquillement, mais le destin en a décidé autrement… Théo a subi un retard de 2h30 dans le train La Rochelle-Paris, il a donc raté sa correspondance et est arrivé à 21h à Genève. Heureusement, Romain avait réservé un camping et installé le campement, Théo arrive au camping à Présilly tard dans la soirée mais nous sommes heureux de nous retrouver enfin ! Nous nous préparons à l’étape suivante qui nous conduira sur la Viarhôna, le long du Rhône, au cœur des Alpes.

Le 9 Août (79.2km) :

Panorama de l’itinéraire « sportif » de la Viarhôna (40 km après le départ).

Premier véritable jour d’étape, nous rejoignons la Viarhôna à Valleiry, une des premières villes française de la piste. La journée s’annonce musclée car nous attaquons les Alpes… Romain ne s’étant entraîné que rapidement sur les routes de Bretagne avant de partir et Théo reprenant à peine le vélo, le dénivelé est un peu difficile à avaler. Les départementales que nous suivons sur les trente premiers kilomètres de la Viarhôna nous frustrent un peu : pas de pistes cyclables, nous roulons à côté des voitures, bien qu’elles soient rares… Mais les paysages magnifiques nous font oublier les petites douleurs ainsi que la route peu sécurisante. A la fin de l’après-midi nous arrivons dans la vallée et découvrons des voies vertes qui vont devenir notre quotidien sur cette Eurovélo route. Après une première journée de reprise, Romain propose de camper sur le lac du Bourget et sur les conseils de randonneurs rencontrés plus tôt, nous plantons la tente sur la plage de Conjux, face au lac.

Panorama sur le lac du Bourget depuis la plage de Conjux.

Le 10 Août (81.3km) :

Reste de notre campement sur la plage de Conjux au petit matin.

Reste de notre campement sur la plage de Conjux au petit matin.

Le lendemain matin nous nous baignons à 8h dans le lac, contre toute attente l’eau est plutôt chaude et le soleil au rendez-vous ! Nous partons ensuite vers 10h en direction de Chanaz où nous avions quitté la piste la veille. Nous la retrouvons rapidement et roulons le long du Rhône en suivant les barrages de la CNR (Compagnie Nationale du Rhône) qui a la charge de tous les ouvrages le long du fleuve et qui a participé au développement de la Viarhôna. Le fleuve dans les montagnes a une couleur bleue turquoise qui nous a époustouflés, mais qui s’altérera (trop vite hélas) durant notre voyage vers le sud.

Le rhône magnifique

Le Rhône magnifique.

Nous roulons ainsi toute la journée sur le voies vertes, sous un soleil radieux et généralement sur les digues qui entourent le Rhône. En fin d’après midi, nous dépassons Morestel et nous  posons notre tente au bord de l’Étang de la Serre, à Courtenay.

Note : Notre réchaud historique a décidé de rendre l’âme ici. RIP

 

Le 11 Août (84.7km) :

Départ matinal de l'étang de Serre.

Départ matinal de l’étang de Serre.

Nous nous réveillons tôt et profitons de l’espace sanitaire de l’étang pour faire une toilette succincte mais bienvenue ! Nous repartons ensuite sur la route pour affronter un fort dénivelé positif dans la matinée à en croire le tracé GPS…

Autoroute pour vélo le long du Rhône. 🙂

Mais finalement l’itinéraire de la Viarhôna a dévié pour nous faire contourner la montagne et nous fait arriver tranquillement aux abords de Lyon en fin d’après-midi. Nous quittons les montagnes pour arriver dans la vallée du Rhône et passons la nuit dans le camping « Les voiles du grand large » à Meyzieux.

 

Le 12 Août (86.3km) :

Aoudouillette à Lyon

Andouillette ficelle à Lyon.

Tabler de sapeur à Lyon

Tablier de sapeur à Lyon.

Nous partons tôt à l’assaut de Lyon, nous allons en priorité acheter un réchaud dans le centre commercial Lyon Part Dieu, puis nous nous dirigeons vers un petit bouchon lyonnais afin de déguster les spécialités locales ! Au menu : Salade de foie de volaille, Tablier de sapeur et Andouillette Ficelle… Tout cela dans un très bon restaurant à l’accueil sympathique que nous vous recommandons fortement : Chez Mounier ! Nous visitons ensuite la ville, le ventre un peu alourdi par ce fabuleux repas, en passant par la place Bellecour puis par la Cathédrale Saint Jean Baptiste.

Sortir de Lyon s’avère un peu plus compliqué… La Viarhôna disparaît à la sortie de la ville sur 25km, nous avons donc suivi le tracé GPS de Théo qui empruntait les grands axes de la métropole lyonnaise (pour beaucoup bordés de piste cyclables) et nous avons retrouvé l’Eurovélo route dans le soirée.

Sur notre lancée nous roulons tard et nous arrêtons vers 22h pour monter le campement et admirer le ciel sous une pluie d’étoile filante issue de l’amas des Perséides.

Digue vers Vienne

Digue vers Vienne.

Le 13 Août (105km) :

Campement trop proche de la Viarhôna…

Nous sommes réveillés par les cyclotouristes ce matin là car nous avons planté notre tente à cinq mètres de la Viarhôna. Nous partons plein sud en direction de Valence. Nous y arrivons en fin d’après-midi et découvrons un magnifique centre ville puis nous faisons une pause dans le grand parc Jouvet situé dans les bas de la ville. Cette ville nous plaît beaucoup ! A la sortie de la ville nous nous retrouvons face à deux panneaux indiquant tous deux la Viarhôna… Le dilemme est entier et après une réflexion intense et mûrie nous choisissons de suivre le panneau Viarhôna classique (vers la droite sur la photo), panneaux que nous suivons depuis le début du voyage. Nous ne paierons que le lendemain les conséquences de cette grave erreur !

A gauche ou à droite ???

A gauche ou à droite ?

Dans le soirée, nous plantons notre tente dans le camping municipal de Charmes sur Rhône pour faire notre lessive.

Valence

Belvédère sur l’esplanade du champs de Mars à Valence.

Le 14 Août (77.8km) :

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Indication kilométrique sur le sol de la Viarhôna.

Après avoir attendu le séchage de notre lessive, nous partons du camping en prenant la direction de Montélimar. Nous déjeunons sur les berges du Rhône et faisons une petite sieste avant de reprendre la route. Dans le début de l’après-midi nous suivons la piste qui devient un itinéraire provisoire… Mauvais présage : nous commençons à gravir de plus en plus de dénivelé.

Début de l'itinitéraire provisoire vers Montélimar

Début de l’itinéraire provisoire vers Montélimar.

Dans l’après-midi nous faisons plusieurs pauses car l’itinéraire suit des chemins qui nous font gravir des dénivelés entre 5% et 10%. La découverte de l’Ardèche profonde est fabuleuse pour les yeux mais cuisante pour les mollets ! Nous retrouvons le parcours officiel en fin d’après-midi. Nous découvrons qu’il fallait suivre le fameux itinéraire  « Viarhôna (direction Montélimar) » en sortant de Valence pour suivre le fleuve et ainsi éviter une après-midi de fort dénivelé dont nous nous serions bien passée !

Nous visitons Montélimar avant le coucher du soleil, nous sommes déçus par la ville mais faisons une halte dans le jardin public proche du centre ville pour déguster un peu de nougat. 😉

Dans la soirée nous rejoignons la Viarhôna qui passe à 5km de Montélimar et montons notre campement en bordure de la piste.

Arrivée dans le Sud

Arrivée dans le Sud.

Le 15 Août (96.7km) :

La puissance de la CNR

La puissance de la CNR : Elle est partout !

Réveil aux aurores pour éviter de déranger les promeneurs sur la piste, nous rangeons rapidement nos affaires. Nous partons vers Avignon et nous arrêtons à Pont-Saint-Esprit pour déjeuner. Nous partons donc plein sud sur les départementales (l’itinéraire n’étant pas encore réalisé entre Pont-Saint-Esprit et Aigues-Mortes) pour rejoindre Avignon dans la soirée. Nous y retrouvons un couple d’amis cyclotouristes chez qui nous passerons une très bonne soirée. Merci Chris et Audrey ! 🙂

Pont saint esprit, dernière étape cyclable de la Viarhôna

Pont-Saint-Esprit, dernière étape cyclable de la Viarhôna au-dessus d’Avignon.

Le 16 Août (94.7km) :

Merci Chris et Audrey pour cette soirée à Avignon

Merci Chris (au milieu sur la photo) et Audrey pour cette soirée à Avignon.

Le palais des papes d'Avignon

Le palais des Papes à Avignon.

Nous visitions Avignon dans la matinée et tombons tous les deux amoureux de cette ville ! Ses remparts, ses vieilles bâtisses, son palais des Papes… Nous passons dans le centre, émerveillés, puis visitons le palais des Papes. Nous aurions aimé rester plus longtemps, cependant nous avions prévu de manger face au Pont du Gard, il nous faut donc repartir sur les départementales !

Nous arrivons dans l’après midi et bonne surprise l’entrée est gratuite pour les vélos alors qu’on nous avait dit qu’elle était payante ! Nous en profitons donc tout particulièrement et restons une bonne partie de l’après-midi à faire la sieste face à cet ouvrage antique.

Le pont du gard

Le pont du Gard.

Après cette sieste bien méritée nous reprenons la route vers le sud pour aller chercher le premier tronçon de l’Eurovélo route de la Méditerranée, située à Gallician sur la commune de Vauvert. Après un après-midi rempli de camions et de voitures, nous arrivons à Vauvert où nous profitons de la fête du village pour manger des churros. Nous retrouvons la piste menant à la Viarhôna tard dans la soirée et plantons la tente, comme d’habitude, sur le bord de la piste en espérant échapper aux moustiques de Camargue dont on nous a vanté la voracité !

Le 17 Août (136.3km) :

Halte à Aigues Mortes

Halte à Aigues-Mortes.

Après un réveil matinal, nous partons sur la Viarhôna pour une journée qui s’annonce un peu plus chargée que d’habitude… En effet, l’oncle de Théo nous proposé un superbe hébergement à Portiragnes Plage : le défi est lancé. Nous décidons ensemble de dormir à Portiragnes le soir même, et cela même si le GPS nous annonce un itinéraire voiture de 130 km « au plus court ». Nous prenons tout de même le temps de visiter Aigues-Mortes dans la matinée où nous avons beaucoup aimé le fort même si le centre-ville était bondée. Nous partons ensuite en direction de la mer pour rejoindre le Grau du Roi et arrivons enfin jusqu’à la Méditerranée.

Arrivée à la mer méditérannée

Arrivée à la mer Méditerranée.

Pas le temps de traîner : nous déjeunons à Carnon plage où, durant notre sieste quotidienne, nous remarquons une dépression qui arrive rapidement sur nous. Nous essuyons alors un gros orage qui durera 30 minutes. Nous repartons à la première accalmie avec pour direction Sète que nous voulons atteindre dans l’après-midi.

Nous avons perdu la Viarhôna dans la matinée mais nous repérons plusieurs pistes cyclables sur Google Maps et filons le long de la côte en passant par Frontignan Plage. Nous arrivons dans Sète en fin d’après-midi par la rocade que nous avons dû suivre sur 3km avant d’entrer dans la ville. C’est ici la fin officielle de la Viarhôna. Nous faisons une pause dans le centre de la ville et roulons sur la piste cyclable qui longe le front de mer. Durant le coucher de soleil l’endroit est tout simplement magnifique !

Sur les hauteurs de Sète

Sur les hauteurs de Sète.

La Viarhôna étant finie, nous continuons sur les routes que nous trouvons et finissons par arriver à Portiragnes Plage tard dans la soirée. Nous prenons une journée de repos avant de reprendre la route sur les pistes du Canal des 2 mers qui nous amènera jusqu’à l’océan Atlantique en empruntant le Canal du Midi et le Cana latéral de la Garonne. Nous vous invitons fortement à suivre la suite de l’aventure ICI !

Piste cyclable reliant Sète à Agde

Piste cyclable reliant Sète à Agde.

 

Conclusion

Petite conclusion sur ce beau parcours, après 8 jours sur le vélo et 862 km au compteur, l’Eurovélo 17 a su tenir ses promesses malgré son jeune âge.

Nous avons maintenant notre petite expérience dans le voyage à vélo, ce qui nous permet de nous organiser et de rouler entre 80 et 100km par jour (voire plus quand nos corps sont habitués à l’effort) et ce grâce à nos précédents voyage mais aussi grâce à notre nouvel équipement. C’est donc dans de très bonnes conditions que nous avons pu descendre le Rhône.

A cause de notre rythme rapide et des bivouacs qui s’enchaînent, comme en 2015 avec la Loire à Vélo, ce voyage n’a pas été très propice aux rencontres, bien que nous ayons pu tout de même parler avec les cyclos croisés sur l’itinéraire qui se sont tous révélés fort sympathiques, mais aussi avec les autochtones qui venaient nous voir lorsque nous nous arrêtions afin de nous donner des conseils sur les choses à voir, les chemins à emprunter, les endroits où faire nos courses… Cela était fort agréable !

La Viarhôna nous a beaucoup plu ! Notamment grâce au très bon balisage du parcours mais aussi de part la beauté de ce dernier : un parcours magnifique au cœur des Alpes, puis dans la vallée du Rhône… Un itinéraire qui change tout le temps pour nous émerveiller toujours un peu plus, avec une mention spéciale pour le dénivelé que l’on croyait difficilement surmontable et qui s’est finalement avéré moins laborieux que nous ne l’avions pensé ! En revanche il vaut évidemment mieux partir du Nord vers le Sud comme nous, à moins de raffoler des challenges ! 😉

Attention tout de même aux derniers tronçons, non réalisés, comme entre Pont-Saint-Esprit et Gallician. Cependant, aux vues de la vitesse à laquelle la piste évolue, dans quelques années l’itinéraire sera très sûrement complet de bout en bout.

Merci aux cyclos rencontrés sur la routes, aux offices du Tourisme et aux locaux toujours là pour nous aiguiller et tous les autres que nous avons oubliés ! MERCI

Pour finir, je n’ai qu’un seul conseil à vous donner : Prenez votre vélo et allez voyager sur la Viarhôna ! 🙂

Symbole de piste cyclable sur le sol de Sète.

Symbole de piste cyclable sur le sol de Sète.